Les traductions des abondantes tablettes de Tellô, en Mésopotamie, au sud du pays actuel d’Irak, nous ont fait savoir qu’il existait, à proximité du lieu des trouvailles, une ville de nom Nina ou Nigin et peut-être une autre appelée Sirara. A cette époque, souvent, les temples et autres bâtiments religieux portaient un nom propre pouvant être différent de celui de la ville d’hébergement. Dans certains cas, le nom du temple a peu à peu effacé et remplacé celui de la ville.
Voilà une brique de Tellô comportant un texte plus précis : « A Nina (la déesse), Gudéa, patési de Lagash, exécuta tout ce qui convenait : Dans Nina, sa ville aimée, son temple Sirara, qui s’élève plus haut que les autres, construisit ». Elle montre que Sirara est plutôt le nom du temple. Nina est à la fois le nom de la déesse et de la ville. Toutefois, des spécialistes considèrent que la lecture est incertaine en ce qui concerne la désignation de la cité, qui serait plutôt à lire « Nigin » au lieu de « Nina ».
Depuis 2015, de récentes fouilles archéologiques d’une équipe italienne sur le site de Surghul ont été probantes. Ce lieu est situé à 7 km au sud-est du tell Al Hiba, considéré comme étant l’ancienne ville de Lagash.
Le tell Surghul a été habité de la période d’Ubaïd, vers les environs 5000 avant J.-C., jusqu’au début du 2ème millénaire avant notre ère. 15 briques et 11 cônes couverts de hiéroglyphes y ont été exhumés. Ils ont fait avancer la connaissance des lieux. En effet, les écrits commémorent, comme il était d’usage de le faire à cette époque, la construction du temple Sirara pour la déesse Nanshe (ou Nina) par Gudéa de Lagash.
https://iaassyriology.com/in-the-field/
Mes notes de vraisemblance :
Surghul était la ville appelée Nina ou Nigin durant l’âge du bronze : 4/5

15 décembre 2021
Age du bronze, Bronze ancien, Golfe Persique, Irak, Mésopotamie