Ziniyan, un éphémère chef-lieu de district de Mari

Dans les archives de Mari, Ziniyan est un toponyme qui apparaît surtout dans les textes de : « Les premières années du roi Zimri-Lîm de Mari » de Jean-Marie Durand. Ziniyân était sur le terroir du Yahrur, comme Mislan. Cette ville est désignée capitale d’un district dans « A.3119 ».

Idin-Annu ou Idin-Nunnu est un fonctionnaire qui a été affecté dans ce district de Ziniyan et qui a envoyé des courriers retrouvés dans les archives de Mari. Pour cette raison, dans les textes, souvent, cette région est appelée « District d’Idin-Anu ».
C’est notamment grâce à cette correspondance que nous savons que Sumu-dabî était le roi « mâr yamîna » de Mislân, roi du Yahrurum, « beau-frère » de Zimrî-Lîm dans la mesure où il avait épousé Atrakatum, une fille de Yahdun-Lîm. Une de ses filles a été surprise avec Yatarum, sans doute le cheikh de Ziniyân. Ce Yatarum par ailleurs élevait un fils de Sumu-dabî.
« A.880 » nous informe qu’un bateau peut remonter le courant depuis Terqa pour se rendre à Ziniyan.
« A.272 » offre la meilleure description de localisation de cette cité agricole : « […] Hasqudum m’a envoyé des informations au sujet de la moisson du grain de Ziniyân : 20 serviteurs attachés aux greniers sont occupés à vanner, 15 avec moi à Ziniyân. Les gens de l’Uprapum ont mesuré pour eux 30 arpents entourés par le méandre. Le reste du terroir, je l’ai fait moissonner et j’en ai déposé le produit sur l’aire. […] »

Dans les textes des archives de Mari, le qualificatif « ia-ha-pa/pí-lu-um » est parfois attaché à Ziniyan. Il s’agit probablement du soulignement d’une ville avec une partie de population originaire des environs du Tigre. Des liens particuliers semblent avoir été tissés, dès l’époque de Mari, avec le pays d’Esnunna.
Ainsi « ARM XXIII 464 » est une tablette mesurant la superficie des terres cultivées de Ziniyan-Yahappilim jusqu’à Amatum.
« ARM X 143 » mentionne un culte de « Dagan de Subatum » à Ziniyan. Ce qui renforce les liens avec les rives du Tigre et rend probable une deuxième désignation de cette cité par « Subat-Samas ».

La cité de « Zinia » – que Tiglath-Phalasar III positionne dans le pays d’Enzi – nous apparaît comme étant notre ville, que nous localisons le long d’un ancien affluent du Balih : le Wadi Hamar.

Il s’agit probablement, en même temps, du toponyme « Sāuānu » des textes médio-assyriens du Tell Sabi Abyad. Mais aussi de « Sayana » rencontrée dans CUSAS36, d’Andrew George, dans une série de courriers de Sumu-El, datée entre 1870 et 1865 avant notre ère. Et cela en constatant, dans les toponymes de cette région du Balih, que le préfixe « Zi » est équivalent aux préfixe « Sa » des textes des Hanéens « Mar Sim’al ».

Le Tall Es-Sawwan, daté de l’âge du bronze, situé entre le Balikh et le Wadi Hamar, est un bon candidat.
Il est identifié HIGEOMES n°460 dans de l’inventaire « Fundorte und Karten » de Christoph Fink.

Mes notes de vraisemblance :
Ziniyan est localisée sous le Tall Es-Sawwan : 3/5

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