Le Bishri et le Lasqum

Aujourd’hui les petites montagnes de basalte le long de l’Euphrate entre l’embouchure du Balikh et celle du Khabur ont différents noms : Monts Bisri ou défilé de Khanuqa.
Cette dernière désignation signifie « étrangleur » en arabe. C’est le lieu où se trouvent des forteresses byzantines de Halabiyé et Zénobia.
« Jebel Bishri » est la désignation locale maintenant le plus souvent retenue.
https://repositorio.uam.es/server/api/core/bitstreams/2f086b55-a32e-4116-8cd3-0c9f143e1ec9/content
C’est aussi la dénomination la plus souvent rencontrée dans les textes akkadiens de la fin du 3e millénaire et du 2e millénaire avant notre ère.
Ainsi, elle se trouve dans des textes des archives de Mari (« Documents épistolaires du palais de Mari » de Jean-Marie Durand) et y apparaît comme étant une frontière naturelle :
« V 27 » : [...] En ce concerne les Benjaminites qui voudraient traverser vers le mont Bisri, le Roi m’avait envoyé le message suivant : « Envoie des messagers pressants chez Seigneur Yasmah-Addu (Roi de Mari, fils de Samsi-Addu) et chez Sin-Teri (Gouveneur de Subat-Samas), afin qu’ils discutent ensemble. En effet, isolément, ils subiraient un dommage » [...].
« VI 44 » : [...] Des Sutéens du clan des Mehalisayu avaient découvert un trésor caché dans le Bisri. [...]
« M.10996 » : Yaqqim-[...], l’Amnanéen, a pris la tête des Bédouins et a fait faire la traversée vers le Bishri. Or il n’a pas demandé l’autorisation à mon seigneur.

La même région – mais probablement la partie montagneuse du nord de l’Euphrate exclusivement, c’est à dire la zone de la rive gauche – ait été désignée « Le Lasqum » dans les archives de Mari par Jean-Marie Durand, dans ses derniers ouvrages.
Aussi, il se peut le Bisri était, comme aujourd’hui, la montagne de la rive droite.

Dans la documentation néo-assyrienne, l’orthographe usitée par les premiers traducteurs a été « Montagne de Beshri », notamment dans les annales de Tiglath-Pileser I : Durant l’année 4, il a détruit 6 villes de cette région située entre le Suhi et Karkémis du pays de Hatti.
Dans celles d’Assurnasirpal II, ce même endroit a été traduit « colline escarpée de Bizuru ».

Fustel histoire Géographie |
Thbourdinhg |
Michel Roure raconte... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Esuchydless
| LE LENSOIS NORMAND Tome 7
| Histoire de Lensois et de L...