Le pays de Qué

A. Lemaire dans « Recherches de topographie historique sur le pays de Qué » a réalisé une synthèse des relations entre les néo-assyriens et le pays de Qué.
A partir de 840 avant notre ère, les annales de Salmanazar III évoquent ce royaume. Ce roi néo-assyrien attaqua Qué lors d’au moins quatre campagnes :

  • En franchissant l’Amanus et en s’emparant des cités fortifiées de Lusanda, Abarsani et Kisuatni.
  • Puis en passant par Meliddu et en revenant par le sud, il a attaqué Katé, le roi de Qué, dans sa résidence de Pahri.
  • Durant sa 25e campagne, en traversant de nouveau l’Amanus, il a pris la ville fortifiée de Timur et détruit de nombreux villages des alentours.
  • Enfin l’année suivante, il s’est emparé de Tanakum, du pays de Lamena et de Tarse. Il installa Kirri, frère de Katé, comme roi du pays de Qué.

Environ un siècle plus tard, Sargon II, en  allant en mer, « a conquis les forteresses de Harrua, Usnanis et Qumasi du pays de Qué que Mita, le roi du pays de Muski, avait enlevées ».
Sennachérib, le fils de Sargon II, mentionne une révolte de Kirua, le préfet de la ville d’Illubru, qui a formé une armée avec les villes Hilakku, Ingira et Tarse. La route du pays de Qué a été occupée et bloquée.
Ce dernier texte souligne l’importance du pays de Qué, qui a toujours été, depuis le paléo-assyrien, une voie d’accès à l’Anatolie pour les Assyriens.

Des tablettes néo-assyriennes découvertes à Tarse montrent la présence de gouverneurs de Qué vers 655 avant notre ère.

Ces éléments montrent une étendue géographique correspondant à la classique Cilicie plane.

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