Dans les archives de Mari, les plus nombreuses mentions d’Amiyan sont données dans « Les premières années du roi Zimri-Lîm de Mari » de Jean-Marie Durand. C’était une capitale des « Mâr yamîna » aussi désignés « Benjaminites ». Le mariage de Yaggih-Addu avec une jeune fille de Terqa dans « A.2963 » montre que ce dernier avait Amiyan comme résidence, et qu’Amiyan était accessible par bateau depuis Ya’il : « Dis à mon père Hardum : ainsi parle Yaggih-Addu, ton fils. Mon père m’a promis sa fille en mariage. Or, mon père doit faire très attention qu’il convient que cette jeune fille soit donnée à Ya’il, au milieu de tes hommes et de la famille de ta mère. Moi-même, c’est à Ya’il que je dois conduire mon cortège. Alors, la jeune fille depuis Ya’il, par bateau ou par caravane même, devra entrer à Amiyân. »
Et puis Amiyan est précisément positionnée sur la rive gauche de l’Euphrate dans la liste des champs de Hanna à Damigan.
Nous localisons Amiyan sous le Tell Masaïkh, HIGEOMES n°278 dans l’inventaire « Fundorte und Karten » de Christoph Fink, en cohérence avec Ya’il.
Il s’agit du site sur lequel a été érigé Kar-Assurnasirpal par Assurnasirpal II lors de sa campagne contre les pays de Suhi et Laqé.
Ce site est référencé par Justine Gaborit dans « La vallée engloutie (Volume 2 : catalogue des sites). Presses de l’Ifpo, 2015 ».
https://books.openedition.org/ifpo/7298
Cette localisation donne un maximum de sens aux textes ci-dessus..
Mes notes de vraisemblance :
Amiyan était une cité des Benjaminites du clan des Yarih : 4/5
Amiyan est sous le Tell Masaïkh : 3/5

23 décembre 2025
Age du bronze, Akh Purattim, Bronze ancien, Bronze moyen, Levant, Syrie