Boubastis, Per-Bast, au tell Basta près de Zagazig

Hérodote mentionne qu’à Boubastis, de son temps, se déroulait la fête la plus populaire d’Égypte, en l’honneur de la déesse Artémis. Et dans une section sur les animaux sacrés, il précise que les Égyptiens emportaient leurs chats morts dans des bâtiments consacrés à Boubastis, où ils y étaient embaumés avant sépulture.
A la fin du 19e siècle, dès les premières fouilles au Tell Basta, près de Zagazig, Naville identifia facilement la cité tant le nombre de momies de chats et de statuettes de la déesse Bastet y étaient nombreux. Un sanctuaire dédié à cette divinité s’est avéré conforme à la description détaillée qu’en avait fait le premier historien.
Sur un portique séparant deux cours du plus grand temple de Boubastis se trouve une scène du jubilé de l’an 22 d’Osorkon, en 835 avant J.-C. Il y apparaît des mentions des différents dieux de la ville – dont une à « Bastet, la grande, la dame de Boubastis » – qui ne laissent aucun doute sur le nom de la cité.

Les fouilles archéologiques ont exhumé des ruines qui ont traversé les différents Empires Égyptiens et remontent jusqu’aux temps prédynastiques.
La traduction des hiéroglyphes a montré que Per-Bast était le nom égyptien de cette cité.
La dénomination grecque, « Boubastis », est très proche de la désignation actuelle « Basta » et de celle des Hiéroglyphes « Per-Bast » ou « Bast ». Il s’agit d’un exemple de nom de ville indépendant des langues dès la haute antiquité ; ce qui n’apparaît pas être la règle générale de toutes les désignations géographiques de l’Égypte des pharaons.

Mes notes de vraisemblance :
Boubastis, Per-Bast, était située au tell Basta près de Zagazig : 5/5

 

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