Rabat tepe : les villes de Surda et de Rabbatum

Sur le site de Rabat Teppe, près de Sardasht, en Iran, tout proche de la frontière avec l’Irak, des déesses ailées ont été exhumées en 2005.

Plus tard, les mêmes chercheurs ont trouvé des briques couvertes de cunéiformes :
https://www.academia.edu/6132426/A_Preliminary_Report_of_Excavations_at_Rabat_Tepe_Northwestern_Iran
http://en.mehrnews.com/news/25161/Rabat-Tepe-cuneiform-inscriptions-confirm-Sargon-s-invasion-of

La surface initiale du tell de 14 hectares a été réévaluée à 25 hectares. D’après l’équipe d’archéologues iraniens fouilleurs du site, la couche la plus ancienne est datée de la fin de l’âge du bronze et celle de l’âge de fer est comparable aux autres sites des Mannéens tels que le Tepe Hasanlu, Ziwiye et le Tapeh Qalaychi.

Surda dans le pays des Mannéens

Surda dans le pays des Mannéens

Des briques inscrites ont été déterrées par au cours de la deuxième saison en octobre et décembre 2006. « Deux des briques portent le nom d’un roi des Mannéens, Ata ou Ada, et le nom de son pays est Shurdiro ou Dira » a déclaré le directeur de l’équipe, Reza Heidari.
Ada est effectivement mentionné dans les annales néo-assyriennes de Sargon II, notamment sur un prisme trouvé à Ninive, rapportant des faits de sa 9e année de règne : « Amitassi (roi de Karalla) a eu peur et a traversé le mont Surda pour sauver sa vie. Il a envoyé à Ada du pays Surda un message mensonger destiné à le rendre hostile à mon égard. La peur de mon éclat accabla Ada du pays Surda et en conséquence il passa Amitassi au fil de l’épée, ainsi que ses hommes. […]. Je les ai confiés à l’autorité d’un eunuque à moi, le gouverneur du pays Lullumu. J’ai ajouté la terre Karalla dans toute son étendue à la province de la terre Lullumu. »
Dans ce texte, mais c’est le seul, on comprend que Surda faisait partie du pays de Karalla ou était limitrophe. Il est probable que cette ville fût orthographiée Surikas dans les annales de la 8e campagne de Sargon II : « Surikas, province du pays de Mannéens, qui est limitrophe des pays de Karallu et d’Allabria ».
Et cela montre surtout (si la traduction des textes sur les briques est confirmée) que Shurdiro ou Surda est la moderne Sardasht. La proximité phonétique est un critère supplémentaire qui ne laisse pas de doute sur ce rapprochement.
Une inscription de Teglath-Phalasar I, vers le 12e siècle avant notre ère, mentionne aussi cette ville : « J’ai pris mon chariot de guerre et mes troupes, j’ai traversé le Petit Zab, et conquis les villes de Murattash et Saradaush situées dans les montagnes d’Asaniu et d’Atuma, un territoire difficile d’accès ».

Surda ou Saradaush est la moderne Sardash : il est toutefois probable que Raba Tepe, lieu de résidence réel d’Ada, sur l’autre rive du petit Zab, eut un autre nom.

Sur un cylindre de Sennachérib, une ville de nom « Raba » est mentionnée dans une liste de cités ramenées dans le territoire d’Assyrie. La tablette V 35 des archives de Mari montre qu’une ville de nom Rabbatum dépendait de Hasidanum, roi de Karana. Tis-Ulme y apparaît être le maître. Il est le destinataire du courrier TH.72.15 de Zimri-Lim qui est une demande de soumission de la cité.

Mes notes de vraisemblance :
Au 1er millénaire avant J.-C. :

  • Sardasht était désigné Shurdiro, Saradaush ou Surda : 4/5
  • Raba était le nom du site de Rabat Tepe près de Sardasht : 2,5/5

Au 2e millénaire avant J.-C., Rabbatum était le site de Rabat Tepe près de Sardasht : 2,5/5

 

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