Le site de Warka était autrefois appelé Uruk

Le site de Warka, en Irak, a été fouillé une première fois entre 1850 et 1854 par William Kennett Loftus. A partir de 1912 jusqu’à maintenant, ce sont des équipes allemandes de la Deutsche Orient-Gesellschaft qui y font des recherches archéologiques.
Le site a été occupé pendant environ 5000 ans, dès le début de la période d’Ubaid. A la fin du quatrième millénaire, c’était la plus importante ville de Mésopotamie et sans doute du monde entier, avec une population estimée à 50 000 personnes.
Après le troisième millénaire la cité déclina au niveau politique. Mais elle est restée un important centre religieux.
Le nom du pays d’« Irak » serait issu de celui d’Uruk, après sa déformation persane en « Eraq ». Il se peut, aussi, que la dénomination actuelle du site provienne du nom d’Uruk.
http://antikforever.com/Mesopotamie/Sumer%20Akkad/ourouk.htm
A l’origine, il y avait deux temples appelés Kullaba et Eanna. Il s’agissait de deux constructions monumentales en brique. Celle dite d’Eanna était associée à la déesse Ishtar ou Inanna. Les plus anciennes traces d’écritures sur des tablettes d’argile ont été trouvées dans ce temple. Les constructions de Warka se sont opérées après le dépôt symbolique d’une tablette. Ce sont ces dépôts de fondation qui ont permis d’identifier la ville comme étant sans ambiguïté celle d’Uruk. Ainsi, une brique de l’Eanna stipule : « Sin-Kâsid, fils de Nin-sun, roi d’Uruk, constructeur de l’Eanna ».

Ce même Sin-Kâsid, sur un clou d’argile, porte les titres de roi d’Uruk et de roi d’Amnanu. Il s’agit ici de la tribu Amorite des Amnanu qui a régné vers la première moitié du deuxième millénaire avant notre ère.
Certains considèrent que les Amorites sont ceux qui viennent de la mer (les peuples de la mer occidentale, c’est à dire la Méditerranée). Je fais partie de ceux-là, et je pense qu’ils savaient aussi naviguer sur les grands fleuves, et que les Amnanu sont les descendants d’Amînum des chroniques éponymales de Mari.
Deux autres toponymes sont maintenant admis comme désignant cette même cité :

  • Erech, qui est la désignation de la bible ;
  • Unug, qui est la dénomination sumérienne et qui apparaît dans les textes d’Ebla.

A ce jour, plus de 1000 tablettes ont été trouvées à Uruk. Une d’entre-elles stipule que le mur d’enceinte de la ville, long d’environ dix kilomètres, est une construction du roi légendaire Gilgamesh : « Anam, ancien du peuple d’Uruk, fils de Belsemea, qui restaura le mur d’Uruk, un ouvrage ancien de Gilgames ».

Mes notes de vraisemblance :
Warka est l’ancienne Uruk en Akkadien : 5/5
Warka est l’ancienne Unug en Sumérien : 4/5

 

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